La quotité exemptée est une exonération générale pour la première tranche de revenus. Le montant ne dépend pas de ceux-ci, mais de la situation familiale.
Quotité exemptée
L’impôt belge des personnes physiques prévoit un certain nombre de mesures visant à réduire la pression fiscale sur les bas salaires. L’une d’entre elles prend la forme d’une quotité exemptée relativement importante.
La quotité exemptée est le montant de base des revenus qui est totalement exonéré de l’impôt des personnes physiques pour chaque citoyen. Elle fait office de ‘tranche 0’ imaginaire, s’appliquant à tout le monde, quel que soit le niveau de revenu. Ce montant de base est de 10.910 EUR pour l’année de revenus 2025. Étant donné que ce revenu (s’il n’y avait pas de quotité exemptée) se situerait dans la tranche inférieure imposée à 25%, l’exemption équivaut à un montant annuel de 2728 EUR.
NB: La réforme de l’impôt des personnes physiques de 2025 augmentera progressivement la quotité exemptée au cours des prochaines années pour atteindre 15.600 EUR pour les revenus de 2030. Cela représente donc une réduction d’impôt supplémentaire d’environ 1100 EUR par an. Voir également au bas de cette fiche l’opportunité d’utiliser la quotité exemptée comme méthode de réduction d’impôt ‘équitable’.

Majorations pour enfants à charge
Le montant de cette quotité exemptée n’est pas égal pour tout le monde.. Il dépend en effet de la situation personnelle du contribuable. S’il a des enfants, la quotité exemptée peut être augmentée d’un certain montant pour chacun d’eux. Aujourd’hui, cette majoration varie entre 1980 et 6850 EUR par enfant en bonne santé, en fonction du nombre d’enfants. Un coup de pouce fiscal supplémentaire est accordé pour les jeunes enfants, les enfants handicapés et les parents isolés.
NB: La réforme de l’impôt des personnes physiques de 2025 égalisera progressivement les majorations de la quotité exemptée pour chaque enfant.
Impact sur les statistiques
Le fait que celle-ci soit liée au nombre d’enfants à charge – en d’autres termes, qu’il existe un avantage fiscal lié au fait d’avoir des enfants – implique que de nombreuses statistiques de ce baromètre fiscal sont plus lourdes pour les isolés – ou plus légères pour les familles (nombreuses).
